La rénovation de la coque du comtesse va permettre d'effacer les rayures et petits chocs et de donner un look plus sympa à l'ensemble. L'option "bateau barroudeur au grand large" étant retenue, on évite une déco "flashy" voire "compétition" qui ne serait pas en accord non plus avec ce type de bateau.
Il a été retenu:
- aspect aluminium
- antifouling noir
- ligne de flottaison jaune fluo permettant de mieux apprécier la position de la coque de loin et de vérifier que l'eau n'entre pas!
Différentes étapes:
- renforcement des liaisons pont coque et poupe coque en coulant des cordons de résine époxy à l'intérieur
- masticage des petits impacts
- ponçage grossier de la coque à sec (papier 120)
- première couche de peinture grise sur l'ensemble de la coque puis ponçage à l'eau (grain de 400)
- deuxième couche de gris peinture SIKKENS rubol satura V402 K BN 0144 base M15. On obtient une couche très résistante d'aspect satiné ou dépoli qui évite aussi de mettre en évidence les petits défauts restants.
- pose des liserets de bord de pont et de limite de carène, ceux ci deront laissés et recouvert en finition d'un second liseret.
- une couche unique de noir mat ( peinture ferronerie ) est ensuite posée, l'avantage étant qu'il est très facile de réaliser des retouches sur ces laques et que le rendu est le même que l'antifouling.
Je pose les peintures avec des rouleaux finition pour fenêtres, à poils très courts, ce qui permet de n'avoir aucune trace de pinceau. Un petit truc: les travaux sont réalisés sur une couverture de décontamination utilisée en maintenance en extérieur pour éviter la pollution due aux hydrocarbures. cette couverture de taille suffisante est moelleuse et épaisse et possède de plus un côté absorbant qui me permet par exemple de poncer à l'eau dans la salle à manger sans avoir à subir de commentaires désagréables!!!
- il reste à poser les liserets définitifs et celui de ligne de flottaison, on aura pris soin de relever les cotes bateau posé sur l'eau.
C'est fini pour ce morceau là! En travaillant sur demi coque, cela représente une semaine de boulot en comptant les délais de séchage des laques.
Par vent faible ou très fort, je trouve le comtesse peu réactif. Une modification du gouvernail a été faite avant peinture de la coque, au pif, au ressenti...L'expérience réalisée sur un autre bateau s'étant avérée concluante, pourquoi pas?
Matériau: 1 couvercle de boîte de glace "la laitière"
Fournitiures: résine epoxy
mastic de finition carosserie
Mise en oeuvre:
C'est pas bien difficile:
- découper deux feuilles identiques dans le couvercle de la boite.
- coller à la résine les deux feuilles sur la partie arrière, laisser sécher.
- ajuster la forme si nécessaire.
- écarter les deux feuilles pour glisser l'ensemble sur le gouvernail en ayant encolé à la résine.
- après séchage, poncer et mastiquer.
C'est fini! et si ça ne marche pas bien, on jette et on recommence ( c'est pas bien cher et se sera l'occasion de manger des glaces )
Remise en état et amélioration du pont du zeppelin.
L'objectif étant d'obtenir un résultat bien proche de la réalité, quelques travaux sont nécessaires au niveau du pont et s'inpirent de photos, d'observations et de mon expérience pour avoir passé nombre d'heures sur quillards et dériveurs.
La photo ci-dessus donne un apperçu de l'avancée des travaux même s'il reste à remplacer la roue, ajouter deux taquets à proximité du cokpit, deux marches sur le panneau arrières pour l'accès à l'eau et une immitation de la sortie d'échappement.
Trois panneaux ont été ajoutés sur le pont, l'un fraisé dans de l'alu et complété d'un plexi teinté, deux autres réalisés à partir de joints d'embase de prises d'électrodistributeurs et de plexi teinté. Deux tangons fixés sur le pont donnent une touche de réalisme, les cordages non affectés au fonctionnement sont réalisés à l'aide d'élastiques couverts de nylon trouvés chez CAP MAQUETTE. Ils présentent, en plus d'être beau, l'avantage de rester tendus entre taquets, winchs...Ces mêmes élastiques sont utilisés pour lier les rambardes, et peuvent être accrochés sans que rien ne casse.
Un ensemble de poulies, renvois et taquets viendra compléter le tout pour pouvoir réellement hisser les voiles ( la fabrication de différentes voiles d'avant est prévue ). Deux aérateurs sont en cours de fabrication.
Une plaque et une fixation en alu sont en cours de réalisation pour l'implantation d'un étai à l'avant du bateau puisqu'il est prévu de mettre en oeuvre un génois qui devrait rendre le modèle plus réactif quand le vent est calme. Des feux de position non fonctionnels apportent un petit plus.
Je pense compléter l'ensemble d'un caisson de survie, d'un déflecteur radar, d'un radar implanté sur mat et de trucs sympas.
voilà, fin des tavaux de rénovation du pont, le zeppelin est ici présenté dans sa version définitive.
Le panneau de cabine permet l'accès à l'intérieur de la coque mais aussi (et malheureusement) autorise l'entrée de l'eau lorsque la pluie est de la partie ou lorsque le bateau navigue en conditions difficiles ( grosses vagues, retournement...) même si ces conditions ne se retrouvent qu'en mer ou sur grands lacs.
Deux petites modifications ont été apportées pour limiter le problème:
- un verrouillage de capot à l'aide d'un élastique; cela semble tout bête mais j'ai déjà rempli le bateau parce que le capot avait reculé.
- une amélioration de l'étancheité à l'aide d'un joint thorique comme illustré sur les schémas ci-dessous.
On est très loin d'une étanchéité parfaite mais on a réellement progressé par rapport au montage d'origine; on peut maintenant envisager de naviguer par gros temps à moindre risque. Un test a été fait à l'aide de la douche (super pour dépoussièrer). L'élastique de verouillage tendu entre deux fixations met à l'abris de mauvaises surprises. D'un point de vue esthétique, le résultat est satisfaisant, le joint dessinant bien le tour du panneau.
Rigidité et fiabilité, ce sont les objectifs retenus. Tout est possible puisque le bateau est transportable sans aucun démontage. On se retrouve donc avec:
- un pataras réglable se dédoublant pour venir se fixer de part et d'autre du pont.
- quatre haubans réglables fixés à l'aide de renforts placés sous le pont.
- un étai dissocié du foc de façon à ce que celui-ci puisse être remplacé rapidement. La liaison foc/étai est pour l'instant réalisée par des coliers plastiques électroniques passant dans des trous perçés à chaud dans le renfort et sera remplacée par des fermoirs de chaine utilisés en bijouterie si les résultats sont satisfaisants.
L'ensemble est réalisé en cable d'acier guainé.
Le bateau doit maintenant pouvoir se retourner sans arrachage des haubans; le gréement sert aussi de support aux accessoires nécessaires au réalisme du modèle.
photos à venir
Voiles:
Pour l'instant, la grand voile est celle d'origine...ça me gratouille... comment réduire sa surface, prendre des ris? Le foc d'origine est remplacé par un modèle de taille identique mais réalisé dans une toile plus fine: de la toile de cerf-volant.
Des essais de couture non concluants m'ont amené à une réalisation collée:
- le bord côté étai est plié deux fois, le premier pli est pointé à la cyanolite, le second colé à la résine epoxy et mis sous presse pendant le séchage. Une cordelette nylon est colée dans le pli.
- les deux autres bords sont simplement coupés et les fibres sont bloquées à l'aide d'un fer chaud passé à proximité de la toile...attention danger!!
Les renforts d'angle sont découpés dans du plastique et collés à la résine. Il sont percés après collage.
Le résultat est super d'un point de vue esthétique mais seuls des essais de navigation pourront confirmer l'efficacité et l'endurance du montage.
légende
1 étai-2 drisse de foc-3 foc-4 liaison foc/étai-5 renfort et fixation avant de foc-6 renfort et tendeur de foc-7 poulie de drisse de foc
Un petit foc et un tourmentin sont en cours de réalisation, l'objectif étant d'emmener le Zeppelin dans le gros temps.
Pour 15 euros ( prix du cerf-volant ), on fabrique deux voiles, on récupère 60 mètres de corde nylon fine de bonne qualité et un tas de tubes en carbonne.. pas mal, non?